
A l’occasion de l’exposition consacrée au peintre finlandais Akseli Gallen-Kalella (1865-1931), l’auditorium du musée d’Orsay propose à travers une sélection de neuf films de découvrir les cinéastes finlandais, à l’univers très original, oscillant entre onirisme et réalisme, ainsi que leur manière de traduire en images l’histoire de la Finlande, de la vie paysanne aux mirages de la grande ville, des luttes pour l’indépendance aux tensions sociales et politiques des années vingt et trente.
Des cinématographies des pays nordiques, la finlandaise est sans doute la moins connue mais il suffit parfois d’un nom, celui d’Aki Kaurismäki, pour rappeler que le cinéma finlandais s’ancre dans une tradition qu’il a lui-même revisité. Plus que beaucoup d’autres traditions cinématographiques, le cinéma finlandais possède en effet une dimension nationale qui en fait la mémoire secrète de la nation finlandaise. Certaines séances seront précédées de court-métrages du maître du film ethnographique finlandais Eino Mäkinen (1908-1987).
Sivullisena suomessa [Un étranger en Finlande] de Antti Peippo
Varastettu kuolema [La Mort volée] de Nyrki Tapiovaara
Lastuja – Taiteilijasuvun vuosisata [Eclats, cent ans d’histoire d’une famille] de Peter von Bagh
Juurakon Hulda [Hulda monte à la capitale] de Valentin Vaala
Korkein voitto [La Victoire suprême] de Carl von Haartman
Haaparuuhen Synty [La naissance d’une barque en tremble] de Eino Mäkinen
Anna Liisa de Teuvo Puro et Jussi Snellman
Hämeenkyrön Heinänteko [La fenaison à Hämeenkyrön] de Eino Mäkinen
Loviisa [Louise] de Valentin Vaala
Laulu tulipunaisesta kukasta [Le Chant de la fleur écarlate] de Teuvo Tulio
Kaskisavun Mailta [Culture sur brûlis] de Eino Mäkinen
Juha de Nyrki Tapiovaara
Antti Puuhaara [Antti de la branche] de Heikki Partanen